ENTRE LOS MUROS DEL OLVIDO, Ramón García Martínez, esperanza y superación tras sobrevivir a los 186 escalones del campo de mauthausen (Juan de Sola)
11è REI, EVDG, Brigades Internationales
biographie en italien sur le site https://www.antifascistispagna.it
Giovanni Zangrilli, fils de Domenico et de Carmine Annunziata De Cilis, naît le 3 mai 1900 à Besozzo (Italie). Ouvrier du textile et communiste, il adhère au Parti communiste italien en 1921. Durant son service militaire, le 4 février 1921, il est condamné à deux ans de prison pour insubordination et menaces envers un officier.
Libéré en 1923 et pour échapper aux représailles des escadrons fascistes, il émigre en France avec sa famille, muni d'un passeport valide. Il s’installe à Roanne, où il se marie le 21 juillet 1924 avec Marie Louise Roby. La même année la sûreté nationale ouvre un dossier à son nom.
En 1928, il s'installe en Belgique, d'abord à Bruxelles, puis à Charleroi et Tournai, où il travaille dans une cimenterie. Il poursuit ses activités de propagande subversive, ce qui lui vaut d'être expulsé le 12 août 1932. Il retourne alors en France, à Roanne (Val de Loire).
Il exerce divers petits boulots et vit des aides de l'Aide rouge internationale et du Parti communiste, qui l'envoie fréquemment à Marseille pour des missions politiques. En novembre 1936, il s'engage dans le bataillon Garibaldi et, le 13 novembre 1936, il est blessé à la jambe gauche sur le front de Madrid, à Cerro de los Ángeles, puis hospitalisé à Valence. Il retourne à l’hôpital en juin 1937, mais est rapidement de nouveau hospitalisé.
Dans le numéro 17 d’« Il Garibaldino », organe de la Brigade Garibaldi, daté du 21 octobre 1937, Giacomo Calandrone, sous le pseudonyme de Canapino, publie un portrait humoristique du volontaire : il bombarde de lettres toutes les organisations italiennes créées pour apporter une aide à l'Espagne républicaine dans son terrible combat, les suppliant de le laisser partir immédiatement… Il est l'un des premiers Garibaldiens… et aussi l'un des premiers à être assommé par une balle fasciste. Il est recueilli par un groupe de camarades, dont Beratti, qui se précipitent pour le transporter au poste de secours.
Mais les premiers secours tardent à arriver… Ceux qui le transportent sont guidés par un compagnon qui prétend bien connaître le chemin couvert menant au poste de secours. Ce compagnon se perd, ainsi que les porteurs et le blessé. Il pleut. Ils errent toute la nuit. Ce n’est qu’au matin qu’ils parviennent à se repérer. Le pauvre Zangrilli, blessé, doit appeler au calme le fougueux Benatti, qui blasphème et insulte Allah, Bouddha et Mahomet, ainsi que le malheureux guide…
Après un séjour à l’hôpital d’Orihuela, il est déclaré inapte au service à la base d’Albacete et est affecté à l’état-major. En Italie, son arrestation lui vaut d’être fiché dans le Répertoire des frontières et le Bulletin de recherche. Une fois rétabli, il retourne au front et est affecté à la 38e batterie d’artillerie de la 45e division, avant de rejoindre la brigade Garibaldi.
En septembre 1938, il participe, au sein de cette brigade, à la dernière offensive républicaine sur l’Èbre (juillet-novembre 1938). Puis, lorsque les volontaires se retirent du front sur décision du gouvernement espagnol, fin septembre 1938, alors que la bataille de l’Èbre fait encore rage, il est envoyé au camp de démobilisation de Torellò (Barcelone).
Il rentre en France après l’effondrement du front. Au début de 1939, il est interné à Saint-Cyprien et à Gurs.
Giovanni dit Jean Zangrilli contracte un engagement volontaire pour la durée de la guerre à l’intendance militaire de Pau. Il est affecté à la 7è compagnie du 11è régiment étranger d’infanterie.
Le 7 novembre 1976, le Conseil régional de Lombardie décerne à Giovanni Zangrilli la médaille d'or d'honneur, à l'occasion du quarantième anniversaire de la guerre civile espagnole.
En 1958 il fait rectifier son état civil pour corriger son nom qui était orthographié Zangrillo
Sources:
https://aplis.dival.es/memoria-historica/ingresosmilitaresrepyevacuados/
https://maitron.fr/zangrilli-giovanni/, notice ZANGRILLI Giovanni par , version mise en ligne le 17 janvier 2016, dernière modification le 17 janvier 2016.
PLE REI 11/A/2 carnet de mutation 7è Cie