ENTRE LOS MUROS DEL OLVIDO, Ramón García Martínez, esperanza y superación tras sobrevivir a los 186 escalones del campo de mauthausen (Juan de Sola)
11è REI, Brigades internationales, EVDG
Leonid Pankov est un militant communiste et combattant des Brigades internationales né en 1902 dans la région de Grodno, devenu successivement soldat de l’armée blanche, ouvrier du rail, brigadiste en Espagne puis engagé volontaire au 11e régiment étranger d’infanterie en 1939‑1940.
Léonid Pankov naît le 11 février 1902 à Druskininkai (Lituanie), dans une famille ouvrière. Il est le fils de Vassili Dimitrievitch et d'Olga Jacoblovna. Il a un frère aîné Pavel né en 1900.
La famille s'installe à Pskov où Léonid va à l'école élémentaire et priaire. Son père est employé des chemins de fer.
En 1919, Léonid est évacué vers Kovno en Lituanie. En 1921, avec son fère, il sert un temps dans l’armée blanche, au sein du 5e régiment de fusiliers de la 3e armée russe opérant en Pologne, avant de rompre avec ce milieu et de se rapprocher du mouvement ouvrier.
De retour à Kovno, il travaille au dépôt de réparations de machines ferroviaires. En 1922, lors d’une grève d’ouvriers du dépôt de Kovno, il se politise et adhère au syndicat des ouvriers puis au Parti communiste, il cite comme parrain un camarade Pojells, fusillé à Kovno la même année.
En 1924, Pankov gagne la France et s’installe notamment à Marseille et Toulon, où il travaille comme technicien, charpentier et chauffeur dans la marine marchande ou des ateliers portuaires. Il adhère à la CGT et participe à des grèves et manifestations, dont la grève des ouvriers de Toulon en 1935, tout en restant membre du Parti communiste.
Le 18 septembre 1936, il franchit la frontière franco‑espagnole pour rejoindre les Brigades internationales avec l’objectif affiché de lutter contre le fascisme. Il est intégré dans l’Armée populaire comme chef de section de mitrailleuses du 135e bataillon de la 49e brigade (44e division), recevant des promotions aux grades de caporal, sergent puis lieutenant. Il combat sur de nombreux fronts – Madrid, Jarama, Guadalajara, Huesca, Teruel, Aragon, Ebre – où il est blessé à trois reprises. En mars 1937, il adhère au parti communiste espagnol à Guadalajara en étant proposé par le lieutenant‑colonel Federova et le capitaine Cazorla.
Après le retrait des Brigades internationales, Pankov se retrouve en France, où il figure comme engagé volontaire pour la durée de la guerre (EVDG) dans les registres de l’intendance militaire de Pau, classe 1939. Il sert alors comme soldat de 2e classe à la Compagnie d’accompagnement n°1 du 11e régiment étranger d’infanterie pendant la campagne de 1939‑1940. Son expérience acquise en Espagne explique logiquement son orientation vers la CA1, où l’on regroupe les volontaires étrangers dotés de compétences techniques sur les armes automatiques.
Pankov se présente comme peu instruit sur le plan scolaire, ayant seulement fréquenté l’école élémentaire et primaire à Pskov, sans études professionnelles. En revanche, il lit la presse communiste (Pravda, Izvestia, Krokodil, L’Humanité, Regards), s’intéresse aux questions internationales du mouvement ouvrier et à la mécanique, et parle et écrit plusieurs langues – russe, français, espagnol, lituanien et polonais.