11è REI: les lieux de mémoires - stèles, plaques et monuments aux morts

11è REIMorts pour la France
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Avec les sépultures dans les nécropoles nationales et les cimetières communaux, une autre façon d'honorer les morts pour la France est de construire des monuments commémoratifs.

Ils sont le plus souvent collectifs et servent à commémorer le souvenir du régiment, d'un groupe d'individus dont le lien pourra être un lieu (lieu de combat, commune de naissance ou de résidence), une même religion (avec les volontaires juifs), une même école...

Il peut s'agir de stèles, de plaques ou de monuments aux morts et à défaut d'avoir une sépulture les morts sans corps ont ainsi leurs noms sauvegardés.

Les monuments dédiés à la Légion, au 11è REI et aux engagés volontaires pour la durée de la guerre
Les plaques commémoratives

Une plaque commémorative est généralement apposée sur un bâtiment, un monument, une façade, une fontaine, à l'intérieur d'une église, etc.

Elle peut rappeler le souvenir des morts pour la France issus d'un même lieu, d'une même institution... (commune, école de médecin, école d'officiers, séminaristes...)

Les noms de rue

Certaines communes ont changé le nom de leurs rues pour rendre hommage à leurs combattants disparus.

A Angers, une école et une rue ont été nommées en hommage à Henri Chiron. Cet ancien combattant des deux conflits mondiaux, sera aussi honoré pour son statut de résistant déporté.

A l'Absie, une rue porte le nom d'André Jabouille lieutenant à la CA2 tué au combat le 18 juin 1940

A Saint Martin de Vésubie, une rue rend hommage à Antoine Maissa, tué en 1944.

Les monuments aux morts

L'expression « monuments aux morts » s'applique ici aux édifices érigés par les collectivités territoriales - le plus souvent les communes - pour honorer la mémoire de leurs concitoyens morts pour la France.

S'appuyant sur l'esprit de la loi du 25 octobre 1919 relative à la commémoration et à la glorification des morts pour la France au cours de la Grande Guerre, un usage s'était imposé, depuis la Première Guerre mondiale, comme référence pour les décisions municipales en la matière : l'inscription d'un nom se justifiait pleinement dès lors que le défunt, décédé au cours d'une guerre ou d'opérations assimilées à des campagnes de guerre, était titulaire de la mention "Mort pour la France", et était né ou domicilié légalement en dernier lieu dans la commune considérée.

C'est intéressant de voir que cela concerne les légionnaires nés en France mais aussi ceux nés à l'étranger. Cela permet de savoir où chercher des membres de la famille, regarder la composition familiale avec les recensements, les tables de succession et les transcriptions des actes de décès...

Attention, la présence d'un nom sur un monument aux morts, ne signifie pas que le soldat est inhumé dans la commune.

voir aussi:
les nécropoles
les cimetières communaux

Sources

sites internet:

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