Landsberg Armand

alias Payel · Brigades internationales, EVDG
11è REIEVDGBrigades internationales
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Armand Landsberg, alias Payel, naît le 5 novembre 1898 à Żyrardów, en Pologne, dans une famille de commerçants. Militant communiste engagé, il combat pendant deux ans dans les Brigades internationales en Espagne avant de rejoindre, comme tant d'autres brigadistes internés en France, le 11e régiment étranger d'infanterie au début de la Seconde Guerre mondiale.

Origines et identité

Fils d'Henrich et de Mischka, Armand Landsberg est issu d'une famille de commerçants polonais. Son nom comme son prénom apparaissent sous de nombreuses variantes dans les archives — Lancberg, Landzberg, Lansberg ou Landiberg pour le patronyme, Hirch, Herz ou Herman pour le prénom —, son prénom polonais d'origine étant probablement Gersz Mordka.

Jeunesse et Première Guerre mondiale

Registre militaire mentionnant Landsberg (Hirch), né le 5 novembre 1898 à Żyrardów, 2e classe, 11e REI
Registre militaire : « Landsberg (Hirch), 5-11-98, Jyrardow, 2e cl., 11e R.E.I. »

En 1915, Landsberg mentionne avoir été prisonnier civil en Allemagne. Entre 1918 et 1922, il sert dans la Légion étrangère, au 1er régiment de marche. Il participe brièvement à la Première Guerre mondiale, mais déclare avoir déserté l'armée bleue de Józef Haller, cette armée de volontaires polonais enrôlés sous commandement français.

Installation en France et engagement militant

Après son arrivée en France, Armand Landsberg exerce divers métiers : tricoteur, métallurgiste, ouvrier chez Citroën, puis dans le textile. Militant engagé, il adhère à la CGT en 1924, rejoint le Secours rouge en 1928, et devient membre du Parti communiste français en 1932, au sein de la cellule 302. Lecteur régulier de L'Humanité, journal du PCF, Hirsch Landsberg est également membre de la Fédération syndicale internationale — l'Internationale d'Amsterdam — ainsi que de l'ARAC, l'Association républicaine des anciens combattants, un réseau d'anciens combattants de la Première Guerre mondiale proche de la SFIO et de la SFIC. Polyglotte, il parle le français, le polonais, l'allemand et le russe.

Recensement de Paris 1931, foyer Landiberg Hirch, Hinda et Léon, 20 rue des Coutures Saint-Gervais
Recensement de Paris, 1931 — 20 rue des Coutures-Saint-Gervais

En 1936, il réside au 20 rue des Coutures-Saint-Gervais, dans le 3e arrondissement de Paris. Il est marié à Hinda Kempinska, née en 1902, et père d'un fils, Léon, né à Paris en 1932 — la même adresse et la même petite famille apparaissent déjà sur le recensement de 1931.

La guerre d'Espagne

Avec l'accord du Parti communiste français, Armand Landsberg rejoint l'Espagne le 18 novembre 1936 pour combattre dans les rangs des Brigades internationales. Il est d'abord affecté à la XIVe Brigade internationale, puis transféré à la XIIIe Brigade, au 4e bataillon, 1ère compagnie. Le 18 décembre 1936, il participe aux combats dans la région de Cordoue, où il est blessé le 5 janvier 1937. Malgré ses blessures, il poursuit son engagement et se distingue par son sérieux et son implication.

Le 24 avril 1937, il est promu sergent, puis sous-lieutenant le 1er juillet suivant. Landsberg combat ensuite dans plusieurs secteurs, notamment à Andújar du 9 septembre au 8 octobre 1937, avant de bénéficier d'un repos à Dénia, du 9 au 25 octobre. Du 4 décembre 1937 au 4 janvier 1938, il obtient une permission pour rejoindre sa famille à Paris.

Liste des miliciens rentrés d'Espagne le 4 décembre 1937, mentionnant Landsberg Armand, polonais, organisme P.C., 20 rue de Coutures Saint-Gervais Paris
Liste des miliciens rentrés d'Espagne, 4 décembre 1937

Cette liste officielle des miliciens de retour d'Espagne à cette date confirme le passage de Landsberg par Paris pendant sa permission, avec son adresse du 20 rue des Coutures-Saint-Gervais et son rattachement au Parti communiste (« P.C. ») comme organisme responsable de son encadrement.

À son retour en Espagne, il est engagé dans les combats de Lérida, où il est de nouveau blessé, le 2 avril 1938.

En septembre 1938, il est affecté au quartier de récupération d'Olot, au sein de la 3e compagnie. Secrétaire du Parti communiste pour sa compagnie, Landsberg y est reconnu pour son moral élevé et son travail politique exemplaire.

Le 11e régiment étranger d'infanterie

Après la guerre civile espagnole, comme de nombreux volontaires des Brigades internationales, Hirsz « Armand » Landsberg est interné en France. Il arrive au camp de Saint-Cyprien le 6 mars 1939, puis est recensé, à partir du 2 avril 1939, au camp de Gurs — lieu d'internement administratif pour les républicains espagnols et les volontaires des Brigades internationales ayant quitté l'Espagne lors de la Retirada.

Liste de brigadistes internés, mentionnant Landberg Hirsz, Légion, camp d'Argelès
Liste d'internement, camp d'Argelès — « Landberg Hirsz : Légion »

Cette liste, dressée dans l'un des camps d'internement du sud de la France, mentionne Landsberg — orthographié ici « Landberg Hirsz » — avec la simple indication « Légion », signe de son engagement à venir dans les rangs de la Légion étrangère.

Il contracte un engagement volontaire pour la durée de la guerre, rejoignant ainsi les rangs de la Légion étrangère, et intègre le 11e régiment étranger d'infanterie — une unité composée de nombreux anciens brigadistes internationaux et d'étrangers engagés pour défendre la France au début de la Seconde Guerre mondiale.

On ne dispose d'aucune information sur son affectation précise au sein du 11e REI ; on sait seulement qu'il a été fait prisonnier au mois de juin 1940.

Sources principales

  • Archives de Paris, recensement
  • Archives RGASPI, fonds 545 (Brigades internationales)
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