Le 11e régiment étranger d'infanterie apparaît aussi dans la presse de l'époque, à travers des photographies publiées par les journaux entre 1939 et 1940. Les clichés présentés ci-dessous n'étaient associés à aucun article particulier — ils illustraient simplement l'actualité de la Légion étrangère sur le front.
Pour l'analyse détaillée de l'armement, de l'équipement et des uniformes visibles sur ces photos, je vous invite à consulter la page du groupe Facebook Légion étrangère 1939-1940, ou le site de Frédéric Lainé : fredlaine01.wordpress.com.
Le Matin, 29 janvier 1940 — La légion sur le front
Légende d'origine : « Les soldats de la Légion étrangère, habitués aux chaleurs africaines, acceptent bravement les rigueurs de l'hiver sur le front. Ce poste de police apprécie néanmoins la présence d'un brasero devant son cantonnement. »
Cette photographie de presse montre des légionnaires du 11e régiment étranger d'infanterie en tenue d'hiver 1939-1940, autour d'un brasero dans leur cantonnement.
Cette photo est également présente sur le site de Frédéric Lainé (fredlaine01.wordpress.com), qui en propose l'analyse détaillée suivante, sur l'uniforme et l'équipement de la Légion étrangère en 1940 :
Le lieutenant est équipé pour le grand froid d'un cache-oreilles, d'une écharpe, de gants et de surbottes de tranchée. Notez la patte de col de son manteau, type avec grenade en cannetille. La jugulaire de son casque modèle 1926 est tressée, un modèle fantaisie du dernier chic.
Le légionnaire n°1 est armé du mousqueton, avec un équipement modèle 1916. Sa capote modèle 1920 porte des volets de dissimulation des pattes de col ; les boutons dorés marqués « Légion étrangère » sont remplacés par des boutons lisses peints kaki.
Les trois légionnaires suivants sont équipés comme le premier, à l'exception du premier à gauche, qui porte des cartouchières modèle 1916 modifiées 1935. Deux portent le masque à gaz modèle 1931, et deux n'ont pas d'insigne sur le devant de leur casque modèle 1926 (la grenade de l'infanterie).
Le légionnaire s'occupant du brasero semble porter l'insigne du 11e REI — l'un des tout premiers distribués.
Le dernier légionnaire à droite porte deux rouleaux d'épaule, conformément au règlement — un dispositif empêchant le glissement de la bretelle du fusil et des équipements de cuir. Beaucoup de soldats de 1940 n'en percevront finalement qu'un seul.
Une inscription peinte, difficilement lisible (« CR2 ? »), apparaît sur l'encadrement de la porte de la grange. La boîte aux lettres du vaguemestre est visible, ainsi qu'à l'arrière-plan un amas de mantelets stockés pour la construction rapide de barricades ou de chicanes à l'entrée du village.
Excelsior, 31 mars 1940 / L'Est républicain, 2 avril 1940 — La Légion au travail dans la zone des armées
Légende d'origine : « On sait que les hommes de la Légion ne sont pas seulement des combattants intrépides, mais des soldats complets. Terrassiers, charpentiers, maçons, ils ont contracté en Afrique l'habitude d'exercer tous les métiers. Aussi rendent-ils les plus grands services partout où l'on fait appel à eux. »
Cette photographie de presse montre des légionnaires du 11e régiment étranger d'infanterie effectuant des travaux de terrassement dans la zone des armées, au printemps 1940. La même photo est reprise le 2 avril 1940 par L'Est républicain, sous le titre « Dans la zone des armées : la Légion au travail ».
Le Matin, 3 avril 1940 — Nos légionnaires. Un de leurs cantonnements sur le front
Cette photographie de presse montre un cantonnement de légionnaires du 11e régiment étranger d'infanterie sur le front. On y reconnaît Albert Bosems, debout à droite.
La Tribune de l'Aube, 18 avril 1940 — Le décapuchonnage d'un canon de 340 sur rail
Légende d'origine : « Avec la Légion étrangère. — Le décapuchonnage d'un canon de 340 sur rail dans un cantonnement de la Légion. »
D'après le groupe Facebook Légion étrangère 1939-1940, la scène se déroule à Volmerange, position du 372e RALVF, dans un cantonnement du IIe bataillon du 11e REI, fin avril 1940 — pour Camerone, le bataillon se trouvait à Boulay, situé à quelques kilomètres.
Le républicain du Gard, 22 avril 1940 — La Légion étrangère au front
Légende d'origine : « La Légion étrangère au Front. — Un légionnaire se fait panser à l'infirmerie de la Légion. »
Un légionnaire du 11e régiment étranger d'infanterie se fait soigner à l'infirmerie de son cantonnement.
La Tribune de l'Aube, 29 avril 1940 — Un bar de sous-officiers au cantonnement de la Légion
Légende d'origine : « Avec la Légion étrangère. Un bar de sous-officiers au cantonnement de la Légion. Ses murs sont agrémentés d'inscriptions et de dessins. »
Le mur du bar est orné d'une fresque avertissant : « L'alcool tue... mais le légionnaire ne craint pas la mort. »
Presse belge, Journal La Dernière Heure, 20 avril 1940 — Un cours pratique de mitrailleuse
Légende d'origine : « Des membres de la Légion étrangère suivent un cours pratique de mitrailleuse. »
Le deuxième debout à gauche semble porter l'insigne du 11è REI.
Le Figaro, 5 mai 1940 — Sur le front : une prise d'armes à la Légion étrangère
Légende d'origine : « En haut : la présentation du drapeau par le colonel Robert. Au-dessous : les chenillettes de la section de ravitaillement et le groupe motocycliste sont passés en revue par le général commandant d'armée. »
Le Jour, 5 mai 1940 — Commémoration de Camerone
En commémoration de la bataille de Camerone en 1863, au Mexique, une prise d'armes a eu lieu à la Légion étrangère. La présentation du drapeau a été faite par le colonel Robert.
Sources
- Groupe Facebook Légion étrangère 1939-1940
- Frédéric Lainé — fredlaine01.wordpress.com
Mise à jour : 11/08/2026